Audrey ARNAULT

JACQ

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Qui êtes-vous ?

« Audrey Arnault, 35 ans, brasseuse de kéfirs de fruits. Initialement ingénieure chimiste, j’ai mené des projets R&D à impact environnemental positif chez SOPREMA durant presque cinq ans. Puis j’ai effectué une reconversion professionnelle en suivant et obtenant un CAP cuisine, grâce auquel j’ai exercé un peu plus de quatre ans en tant que cheffe de cuisine en crèche collective. Puis il était temps d’éteindre les nombreuses dissonances entre mes valeurs personnelles et des obligations professionnelles délirantes. »

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

« L’entreprise JACQ, association des initiales des prénoms de mes deux filles, mon conjoint et moi-même, a été créée au début de l’année 2025. La marque associée, et dénomination commerciale, porte le doux nom de Zéfir. Il s’agit de boissons fermentées (kéfirs de fruits) réalisées de manière artisanale, avec 100 % d’ingrédients d’origine biologique et 300 % d’amour, à Strasbourg.

Comme évoqué plus haut, les dissonances cognitives vécues lors de mon précédent emploi devenaient insupportables. Il m’est donc devenu évident de créer une entité propre, façonnée à mon image et dont les valeurs sont en accord avec ce que je suis et le monde dans lequel je souhaite voir grandir mes enfants.« 

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 Avez-vous été accompagnée dans la création ou le développement de votre entreprise ?

« J’ai utilisé mon CPF pour m’offrir un accompagnement (Compétence First) par peur de ne pas y arriver seule. Avec un peu de recul, j’ai fait une grande partie du travail par moi-même. Aujourd’hui, je suis seule pour tout faire, bien que je bénéficie du soutien des acteurs de la pépinière d’entreprises de Hautepierre.

Cet accompagnement m’a permis de ne pas perdre pied. En effet, la création d’entreprise est un véritable tsunami de tâches et d’informations à intégrer, comprendre et appliquer.« 

Quelles sont les plus belles réussites ou fiertés de votre parcours ?

« Aujourd’hui, je suis fière d’avoir créé une marque qui me ressemble pour des boissons qui font l’unanimité de ceux et celles qui les goûtent. La réussite se traduit au quotidien par l’acquisition de nouveaux clients tels que Miro, référencé dans le fameux guide rouge, qui fait confiance à Zéfir pour ravir sa clientèle.« 

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Quels défis ou obstacles avez-vous rencontrés, et comment les avez-vous surmontés ?

« Le premier défi de taille fut celui de trouver un lieu où exercer mon activité. En effet, le domaine agroalimentaire nécessite un espace sain et propre, tandis que le démarrage d’une entreprise demande à résoudre des équations économiques compliquées. C’est au sein de la pépinière d’entreprises que l’équation a pu se résoudre : des locaux de taille raisonnable à des tarifs abordables.
La liste des obstacles est trop longue pour tous les citer, mais la plupart se résolvent avec beaucoup de travail et un bon réseau.« 

Enfin, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous donner à d’autres femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

« Tout d’abord, je dirais que l’essentiel est d’oser se lancer. Comme le dit la Française des Jeux : « 100 % des gagnants ont tenté leur chance ! ». Je trouve que c’est tout à fait adapté à l’entrepreneuriat. Il y a un risque d’échec, c’est certain, mais on ne risque pas de réussir si on n’essaie pas. Un échec reste riche d’apprentissages et l’expérience vaut le coup d’être vécue.« 

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